FRANCE : LES FILS DE LA MER ET DU VENT

FRANCE : LES FILS DE LA MER ET DU VENT
Ils sont là depuis la nuit des temps, galopant, crinière au vent, sur les plages dorées et les prairies inondées du delta du Rhône. Popularisés par un film célèbre au début des années 50, Crin blanc, les Camargues n'ont pourtant été reconnus race à part entière qu'en 1968. Ces petits chevaux rustiques aux naseaux grands ouverts at à la queue abondante sont la clef de voûte de la tradition des gardians. Les taureaux sont leurs frères, et les manades qu'ils encadrent, montés par les gauchos de Provence, sont devenues le symbole éternel de cet étrange pays entre l'eau et le ciel. Les Camargues sont les chevaux de la liberté : on raconte que des juments enceintes, provisoirement enfermées pour la circonstance, ont brisé les enclos pour aller enfanter à l'état sauvage.
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# Posté le mardi 13 octobre 2009 12:21

ETATS -UNIS : FRERE CHEVAL

ETATS -UNIS : FRERE CHEVAL
Ils ont d'abord été efrrayés par ces grands "chiens" sur lesquels étaient juchés de drôless d'étrangers au visage couvert de poils et aux doights prolongés par des "bâtons de feu". La stupeur des Indiens ne durera pas longtemps. Alors que c'est le seul continent où les ancêtres d'Equus caballus ne sont pas développés jusqu'au stade terminal, l'Amérique du Nord, comme l'Amérique du Sud, va devenir en moins d'un siècle la patrie du cavalier par excellence. La conquête a tout juste cent ans, et déjà, à la fin du XVIe siècle, et au début du XVIIe, les indiens apprivoisent les chevaux des conquistadores, redevenus sauvages, et apprennent à les monter avec une rapidité et une aisance sidérantes. Depuis, "Frère Cheval" accompagne l'Idien partout, y compris dans ses rêves et ses rites, comme s'ils avaient toujours vécu ensemble. Pour le meilleur et pour le pire : le massacre de la cavalerie indienne à Wounded Knee en 1890 signe l'arrêt de mort des premiers peuples libres d'Amérique du Nord.
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# Posté le mardi 13 octobre 2009 12:08

CAMEROUN : LES DESTRIERS DU PROPHETE

CAMEROUN : LES DESTRIERS DU PROPHETE
C'est grâce à ces chevaux que les sultans du Nord-Cameroun ont pu imposer la loi musulmane aux populations locales à la fin du XVIIIe siècle. Pour honorer la mémoire de cette victoire, autant éqestre que religieuse, chaque année, le lamido (sultan) de Reï Bouba organise de magnifiques fantasias. A la gloire d'Allah, mais aussi à celle de ces superbes coursiers, "les fils du désert", les pur-sang arabes à l'origine immémoriale, sans lesquels les thoroughbreds anglais si chers aux aficionados du galop n'existeraient pas. Malheureusement, la "merveille des merveilles" de la gent équine mondiale ne s'est généralement pas adptée à l'Afrique subsaharienne. Le sultan de Reï Bouba et ses cavaliers de légende festoient de moins en moins souvent.
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# Posté le mardi 13 octobre 2009 08:10

L'AUSTRALIE : LES STOCKMEN, COW-BOYS DE L'EXT¨ÊME

L'AUSTRALIE : LES STOCKMEN, COW-BOYS DE L'EXT¨ÊME
Le stock, c'est le bétail, et ils gardent à cheval depuis que leurs arrière-arrère-grands-pères ont débarqué dans ce bout du monde il y a deux siècles. Au début, la Couronne britannique ne s'intéresse guère à cette drenière colonie des antipodes où elle expédie en priorité les bagnards, les opposants politiques et les laissés-pour-compte. Mais l'or et l'élevage, surtout, assureront la fortune de l'Australie. Lointains cousins des aventuriers américains mythifiés par le Western, les stockmen australiens sont d'abord des "gardiens de vaches" qui vivent à la dure et sont fiers de leur liberté et de leurs montures ; les Stock Horses, dignes héritiers du courageux Waler des pionniers. Mais le métier est menacé.

# Posté le lundi 12 octobre 2009 08:34

L'ALLEMAGNE : LES CHAMPIONS DU DRESSAGE

L'ALLEMAGNE : LES CHAMPIONS DU DRESSAGE
De la barbarie à la civilisation, ils connaissent toutes les étapes. Sur leurs palefrois massifs montés avec violence, leurs ancêtres ont vaincu les romains et leur cavalerie légère. Pendant des siècles, du haut de leurs destriers, ils feront régner une terreur implacable. Mais, après la sombre époque médiévale où triomphent les énormes chevaux "froids" des tournois, ils sauront croiser leurs races locales avec les chevaux "chauds" espagnols, arabes, puis anglais. Héritiers des cavaliers teutoniques, mais également des maîtres autrichiens de la prestigieuse Ecole espagnole de Vienne où l'on dresse toujours à l'équitation baroque les fameux Lipizzans, les cavaliers allemands sont depuis deux bons siècles les champions du dressage. Et, depuis XXe siècle, ceux des jeux olympiques.

# Posté le lundi 12 octobre 2009 08:20